Refus, travaux sans accord : ce qu'il faut savoir
En cas de refus, le copropriétaire dispose de deux mois à partir de la réception du procès-verbal pour demander l'annulation de la décision devant le tribunal judiciaire, avec un avocat. Pour des travaux d'amélioration refusés, le tribunal peut aussi autoriser leur exécution, aux conditions qu'il fixe (article 30).
Les travaux faits sans autorisation sont irréguliers. Le syndicat peut exiger leur arrêt et la démolition des ouvrages, y compris en justice. Les juges admettent qu'une assemblée ratifie après coup des travaux irréguliers, à la majorité requise et en connaissance de cause (ministère de la Justice, 2021). Mais cette ratification n'est jamais acquise. Elle reste un risque, pas une solution : l'accord se demande avant les travaux.


Comment présenter sa demande à l'assemblée
Le copropriétaire demande au syndic, par lettre recommandée avec avis de réception, d'inscrire sa demande à l'ordre du jour de l'assemblée annuelle. Il peut aussi demander une assemblée spécifique, dont il paie alors tous les frais. Il joint à sa demande tous les documents liés au projet.
La convocation doit être notifiée au moins 21 jours avant l'assemblée, sauf délai plus long prévu par le règlement. Elle précise chaque question soumise au vote. Il faut donc anticiper : une demande arrivée trop tard attend l'assemblée suivante.
Le contenu du dossier compte autant que la procédure. Un dossier clair, avec des plans et, quand la structure est touchée, la note de l'ingénieur structure, aide les copropriétaires à voter en connaissance de cause. Ils comprennent ce qui sera fait, comment, et avec quelles précautions. L'INC ajoute qu'un constat d'huissier de l'état de l'immeuble avant et après les travaux peut éviter des litiges.